> Comment financer sa Formation ?

    Publié le 26-11-2011 à 13h21

    Par Luciana Ferreira

    Comment financer sa Formation ?
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    Rubrique : Les Dossiers
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    La possibilité de « s'offrir » une formation n'est pas à la portée de tous. Les prix des formations flambent et deviennent prohibitifs pour la plupart d'entre nous, les entreprises sont souvent peu attirées par les dépenses de formation (surtout en temps de crise) et le droit de poursuivre ses études devient un rêve de plus en plus lointain.

    Mais entre prendre des congés pour effectuer une formation, négocier une subvention d'entreprise avec un patron ou demander un congé sabbatique, l'essentiel est de ne pas se précipiter et de bien s'organiser avant de se lancer. « Anticiper », c'est donc le mot d'ordre.

    Toutefois, quelles seront les alternatives pour financer ses études? Nous vous présentons ici quelques possibilités pour réussir à trouver une subvention, de façon à ne pas laisser passer l'opportunité de progresser dans la carrière de votre choix.

    DIF (Droit Individuel à la Formation)

    Le DIF stipule que chaque salarié bénéficie d'un crédit de 20 heures par an de formation, cumulables pendant 6 ans. Aujourd'hui, ce droit est extensible aux salariés qui ont eu une rupture de contrat qui ouvre droit à des indemnisations chômage. C'est le DIF portable.

    « Le droit individuel à la formation permet aux salariés disposant d'une certaine ancienneté dans l'entreprise de bénéficier d'actions de formation professionnelle, rémunérées ou indemnisées, et suivies pendant ou en dehors du temps de travail ».

    « Pour chaque salarié, le DIF est une occasion exceptionnelle de pouvoir accéder à des formations professionnelles correspondant à un développement de compétences individuelles sur-mesure ».

    En ce qui concerne les intermittents du spectacle, n'hésitez pas à regarder les spécificités du régime sur le site de l'AFDAS

    CIF (Congé Individuel de Formation):

    Que vous soyez salarié en CDD, CDI ou intérim, le CIF vous permet de

    • vous reconvertir pour changer d’activité 

    • acquérir une nouvelle qualification
    • perfectionner et élargir vos compétences 

    • valider vos acquis professionnels
    • favoriser la prévention et l’adaptation à un nouveau poste de travail


    Si vous êtes salarié sous
    contrat à durée indéterminé, vous avez des conditions à respecter. Il faut justifier d'une ancienneté d'au moins 24 mois, ou 36 mois si votre entreprise a moins de 10 salariés.

    Dans ce cas, c'est l'employeur qui verse les rémunérations à son salarié et qui sera postérieurement remboursé par l'organisme paritaire. « Vous percevrez : 80 % au moins de votre salaire brut si la durée de la prise en charge est au plus égale à un an (1200 heures s'il s'agit d'une action discontinue ou à temps partiel) et 60 % au-delà de cette durée lorsque l'organisme paritaire dispose des financements spécifiques de financement du congé de formation au delà d'une année (ou 1200 Heures selon le cas). 



    L'application de ces pourcentages ne peut toutefois pas conduire à réduire votre salaire en deçà d'un montant équivalent à 2 fois le SMIC. Vous conserverez donc l'intégralité de votre salaire antérieur (100%) lorsque celui-ci n'atteint pas 2 fois le SMIC ».

    Pour savoir plus, cliquez ici

    Si vous êtes salarié sous contrat à durée déterminé (ou si vous êtes au chômage à la suite d'un CDD), le CIF peut vous permettre de construire un vrai projet professionnel de façon à accéder à un niveau supérieur de qualification. Celui-ci vous permettra de réussir plus facilement une insertion durable dans l’emploi.

    Les salariés en CDD ont, eux aussi, des conditions d'ancienneté à respecter. « Vous devez justifier d’une ancienneté en tant que salarié de 24 mois consécutifs ou non, au cours des 5 dernières années, dont 4 mois, consécutifs ou non, sous contrat de travail à durée déterminée,au cours des 12 derniers mois ».

    Dans ce cas, c'est directement l'organisme paritaire qui vous verse vos rémunérations. Celles-ci représentent un pourcentage du salaire moyen perçu au cours des 4 derniers mois de CDD.

    Si vous avez des doutes sur vos aptitudes ou vos compétences professionnelles, n'hésitez pas à effectuer un bilan de compétences.

    Si vous êtes intermittent du spectacle, vous pouvez bénéficier, par dérogation, des conditions prévues pour les salariés en CDD. 3 conditions doivent donc être réunies:

    • Ancienneté professionnelle de 2 ans
    • Volume d’activité de 220 jours de travail ou cachets répartis sur les 2 à 5 dernières années :
    • Sur ces 220 jours de travail ou cachets, vous devez justifier de:


    * Pour les artistes interprètes et musiciens :
    
60 jours ou cachets répartis sur les 24 derniers mois ou 30 jours 
ou cachets répartis sur les 12 derniers mois.

    * Pour les techniciens du spectacle vivant ou les réalisateurs : 
88 jours de travail ou cachets répartis sur les 24 derniers mois 
ou bien 44 jours ou cachets répartis sur les 12 derniers mois .

    * Pour les techniciens de l’audiovisuel : 
130 jours de travail ou cachets répartis sur les 24 derniers mois 
ou 65 jours de travail ou cachets répartis sur les 12 derniers mois.

    Votre rémunération correspond à un salaire brut horaire multiplié par la durée de la formation suivie (dans la limite de 35 heures par semaine).

    Pour plus d'informations, cliquez ici

    En tant qu'intermittent du spectacle, pour que votre bilan de compétences soit financé par l'AFDAS, il est nécessaire de sélectionner un prestataire agréé.

    Pour les intérimaires, « la condition d'ancienneté est fixée à 1600 heures dans la profession au cours des 18 derniers mois, dont 600 dans l'entreprise de travail temporaire auprès de laquelle est déposée la demande de congé ».

    Plan de Formation de l'entreprise:

    Quelques entreprises sont favorables au développement des compétences de leurs salariés. Celles-ci peuvent parfois contribuer de façon considérable à votre projet. La première mesure à prendre est de parler à votre supérieur sur votre intention d'obtenir un nouveau diplôme (pourquoi ne pas profiter de votre entretien professionnel annuel pour évoquer votre projet?). Même si l'entreprise ne se montre pas dans la disponibilité de financer la totalité de votre formation, elle pourra éventuellement prendre en charge une partie de son coût, en cas de prise en charge partielle du Fongecif(réseau au service de vos projets professionnels et de formation).

    Selon Thierry Lefort, directeur du Fongecif de Basse-Normandie: «la prise en charge moyenne d’un CIF est de 20 000 euros, coût pédagogique et salaire compris. Pour les cadres, c’est souvent le poids de leur rémunération qui bloque». Dans ce cas, il faut parfois prévoir un certain effort financier personnel pendant le temps de la formation.

    Pour accepter de financer votre formation, l'entreprise peut vous demander de signer une « clause de dédit-formation ». Cette clause peut faire partie de votre contrat de travail depuis le début, ou sinon, elle peut être signée en tant qu'un avenant à votre contrat. L'idée de base est d'empêcher le salarié de quitter l'entreprise juste après l'obtention d'une formation payé par celle-ci. En cas de départ volontaire du salarié avant l'expiration du délais déterminé par cette clause, il devra rembourser sa formation à l'entreprise.

    Si vous êtes chomeur:

    Le coût de votre formation sera pris en charge par l'État, par le biais de Pôle Emploi. Si vous bénéficiez d'une prise en charge partielle, le reste du montant sera à votre charge mais plusieurs organismes sont en mesure de vous concéder un échelonnement (notamment la CAF, ou le Fond Social des Assedic). Dans chaque région, Pôle Emploi dispose d'une multitude de possibilités de formation dans des organismes partenaires. Contactez votre Conseiller Pôle Emploi et exposez-lui vos projets.

    Pour consulter les aides financières proposées par Pôle Emploi, cliquez ici

    Congé Sabbatique:

    « Le congé sabbatique permet aux salariés remplissant des conditions précises d’ancienneté et d’activité de suspendre leur contrat de travail afin de réaliser un projet personnel. La durée du congé est comprise entre 6 et 11 mois ».

    Cette option, en règle générale, est valable seulement « in extremis », c'est à dire, quand toutes les autres possibilités n'ont pas abouties. Le congé sabbatique vous permettra, effectivement, de poursuivre votre formation, mais cela à vos frais et, pire encore, vous ne pourrez pas compter sur votre salaire pendant toute la période de votre absence de l'entreprise.

    Réfléchissez donc très bien avant d'adopter cette option, parce que les conséquences ne sont pas négligeables.

    VAE (Validation des Acquis de l'Expérience):

    À la suite d'une VAE, vos expériences équivalent à un diplôme. Si votre problème est d'un manque de formation de base, mais que votre expérience compense cette lacune, la VAE peut être une bonne alternative à une formation. « Obtenir un diplôme sans passer par la case formation, tel est le principe de la VAE. Seule condition : justifier d’une expérience d’au moins trois ans dans le domaine du diplôme visé. Sont prises en compte les expériences professionnelles salariées, non salariées, mais aussi bénévoles ».

    « Cette expérience, en lien avec la certification visée, est validée par un jury ».

    Recherchez votre Fongecif

    Détail de la Loi n° 2004-391 du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social

    Vidéo: Le financement de votre formation
     

     


    Mots clés : Formation, Financement

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    > Complément

      De CHAMPAGNE le 06-12-2011 à 23h27
      Très bien cet article ! Petit complément, si vous êtes en libéral (micro entreprise régime BNC) il y a des droits à la formation auxquels vous cotisez, gérés par le FIF-PL ou l' AGEFICE.