Publié le 25-01-2012 à 11h49
Par
Luciana Ferreira
Rubrique : Actu Média
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Nouvel événement dans la guerre de pouvoir qui perdure au sein de l'AEF depuis 2010. La semaine dernière, Candice Marchal, une des collaboratrice de l'ex Directrice Déléguée, Christine Ockrent, a été mise en examen. Elle est soupçonnée d'avoir accédé « frauduleusement » au système informatique de l'Audiovisuel Extérieur de la France, de façon à y extraire des informations en vue de les détruire.
Son avocat, Maître Richard Forget, confirme la mise en examen, mais il souligne que « lors de sa mise en examen, Candice Marchal a de nouveau nié les faits qui lui sont reprochés ».
En attendant la suite de la procédure, Candice Marchal a été placée sous contrôle judiciaire. On lui a interdit de contacter toute personne appartenant à l'AEF, ainsi que l'informaticien Thibault de Robert, qui a lui aussi, été mis en examen dans cette affaire d'espionnage.
L'affaire a commencé à l'automne 2010, au beau milieu d'une guerre de pouvoir entre Christine Ockrent, ex-Directrice Déléguée et le PDG de l'AEF, Alain de Pouzilhac. Candice Marchal, proche collaboratrice de Christine Ockrent, est alors soupçonnée d'avoir consulté, sans autorisation, des données informatiques confidentielles dans le serveur de l'AEF. La police avait découvert dans son ordinateur 2,5 millions de fichiers provenant des ordinateurs de différents dirigeants du groupe.
La salarié est placée en garde à vue et licenciée pour faute grave. Elle a alors admis avoir « piraté » des mails, grâce à des codes fournis par l'informaticien Thibault de Robert mais, elle a toujours nié avoir espionné quiconque, ou avoir copié le serveur de l'AEF, et "surtout pas" pour le compte de son ancienne supérieure.
Finalement, le 26 mai dernier, Christine Ockrent annonce son départ de l'AEF. Elle affirme avoir été victime de harcèlement dans l'objectif de la discréditer et de l'empêcher de travailler.
Après son licenciement, Candice Marchal s'est défendue et a porté plainte contre l'AEF pour escroquerie. Elle soupçonnait que son ordinateur avait été manipulé. La BEFTI intervient et découvre qu'un informaticien de l'entreprise avait effectué la manipulation. Malgré cette révélation, la BEFTI estime qu’«en l’absence d’intention coupable, le délit d’escroquerie ne semble pas constitué».
En septembre 2011, « Libération » avait dénoncer une espèce de conspiration qui pourrait justifier le départ de Christine Ockrent. En effet, il apparaît que « l’enquête de la BEFTI (Brigade d’enquêtes sur les fraudes aux technologies de l’information) établit que les serveurs informatiques de l’AEF ont été placés dans l’ordinateur de Candice Marchal… par le service informatique de l’AEF! »
À la suite de sa mise en examen, l'avocat de Candice Marchal, Maître Richard Forget, a déposé une requête afin de faire annuler la garde à vue de sa cliente.
Mots clés : AEF
Par
Luciana Ferreira
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