Vendredi dernier, lors du Festival International des Programmes Audiovisuels (FIPA) à Biarritz, le PDG de l'INA (Institut National de l'Audiovisuel), Mathieu Gallet, a annoncé son souhait de démarrer les négociations avec les sociétés de gestion de droits d'auteur pour la baisse des prix des archives audiovisuelles. Une mesure très motivante et longuement demandée par les professionnels du secteur.
« On ouvre un chantier qui est important et attendu depuis longtemps, celui de la refonte des tarifs de l'INA », a déclaré Mathieu Gallet à l'AFP.
Mais pour y parvenir, Mathieu Gallet devra d'abord, convaincre les ayants-droit d'accepter une baisse de leurs revenus. En effet, actuellement, quand un producteur a besoin d'un extrait d'archives, il doit se connecter au site de l'INA et acheter les images qu'il souhaite (l'INA détient les archives de France Télévisions, TF1 et Radio France). Toutefois, actuellement, la commercialisation des images est faite sur la base de la « minute indivisible », ce qui veut dire que pour diffuser un extrait de 10 secondes, les intéressés doivent payer une minute entière. S'ils veulent 3 extraits de 10 secondes, ils payeront 3 minutes d'images. Un principe de calcul qui devient vite trop onéreux, surtout pour les petites chaînes, souvent dépourvues d'un budget aisé...
À terme, l'INA pourrait passer à une tarification à la seconde, avec un minimum de 30 secondes, à l'image de ce qui se passe dans d'autres pays.
Le PDG, Mathieu Gallet, précise encore que leur façon de calculer les tarifs est devenue obsolète. Selon lui: « Nos tarifs n'ont pas évolué depuis dix ans, alors que l'audiovisuel a quand même beaucoup changé. Il y a dix ans, il n'y avait pas la TNT, avec des coûts de production qui ne sont pas du tout les mêmes que ceux des chaînes historiques, il n'y avait pas toutes les offres de télévision délinéarisée, que ce soit la télé de rattrapage, la vidéo à la demande... »
L'Institut envisagerait également le partage des archives achetées au sein d'un même groupe. Cela permettrait par exemple que des archives acquises par un groupe audiovisuel soit exploitées par les plusieurs chaînes appartenant au même groupe.
Néanmoins, pour réussir à baisser les prix et revoir la façon de calculer les tarifs, l'INA devra obligatoirement se mettre d'accord avec les différentes sociétés de gestion de droits d'auteur, tel la SACEM, la SACD et la Scam, qui perçoivent entre 25% et 40% des recettes obtenues avec la commercialisation des archives d'images.
Mathieu Gallet a encore souligné que « la renégociation de cette tarification a été ouverte cette semaine avec les sociétés d'auteurs, avec pour objectif d'avoir bouclé les discussions avant l'été, en juin »...
Cette mesure promet de donner un coup de fouet aux productions audiovisuelles françaises, surtout au sein des petites chaînes qui peinent à développer leurs propres productions. La Confédération des producteurs audiovisuels estime d'ailleurs que les producteurs ont souvent beaucoup de mal à accéder à ces archives, trop chères et commercialisées de façon complexe...
Mots clés : INA, Sociétés des droits d auteur, SACEM, SACD, SCAM, Archives audiovisuelles
Vendredi dernier, lors du Festival International des Programmes Audiovisuels (FIPA) à Biarritz, le PDG de l'INA (Institut National de l'Audiovisuel), Mathieu Gallet, a annoncé son souhait de démarrer les négociations avec les sociétés de gestion de droits d'auteur pour la baisse des prix des archives audiovisuelles. Une mesure très motivante et longuement demandée par les professionnels du secteur.
« On ouvre un chantier qui est important et attendu depuis longtemps, celui de la refonte des tarifs de l'INA », a déclaré Mathieu Gallet à l'AFP.
Mais pour y parvenir, Mathieu Gallet devra d'abord, convaincre les ayants-droit d'accepter une baisse de leurs revenus. En effet, actuellement, quand un producteur a besoin d'un extrait d'archives, il doit se connecter au site de l'INA et acheter les images qu'il souhaite (l'INA détient les archives de France Télévisions, TF1 et Radio France). Toutefois, actuellement, la commercialisation des images est faite sur la base de la « minute indivisible », ce qui veut dire que pour diffuser un extrait de 10 secondes, les intéressés doivent payer une minute entière. S'ils veulent 3 extraits de 10 secondes, ils payeront 3 minutes d'images. Un principe de calcul qui devient vite trop onéreux, surtout pour les petites chaînes, souvent dépourvues d'un budget aisé...
À terme, l'INA pourrait passer à une tarification à la seconde, avec un minimum de 30 secondes, à l'image de ce qui se passe dans d'autres pays.
Le PDG, Mathieu Gallet, précise encore que leur façon de calculer les tarifs est devenue obsolète. Selon lui: « Nos tarifs n'ont pas évolué depuis dix ans, alors que l'audiovisuel a quand même beaucoup changé. Il y a dix ans, il n'y avait pas la TNT, avec des coûts de production qui ne sont pas du tout les mêmes que ceux des chaînes historiques, il n'y avait pas toutes les offres de télévision délinéarisée, que ce soit la télé de rattrapage, la vidéo à la demande... »
L'Institut envisagerait également le partage des archives achetées au sein d'un même groupe. Cela permettrait par exemple que des archives acquises par un groupe audiovisuel soit exploitées par les plusieurs chaînes appartenant au même groupe.
Néanmoins, pour réussir à baisser les prix et revoir la façon de calculer les tarifs, l'INA devra obligatoirement se mettre d'accord avec les différentes sociétés de gestion de droits d'auteur, tel la SACEM, la SACD et la Scam, qui perçoivent entre 25% et 40% des recettes obtenues avec la commercialisation des archives d'images.
Mathieu Gallet a encore souligné que « la renégociation de cette tarification a été ouverte cette semaine avec les sociétés d'auteurs, avec pour objectif d'avoir bouclé les discussions avant l'été, en juin »...
Cette mesure promet de donner un coup de fouet aux productions audiovisuelles françaises, surtout au sein des petites chaînes qui peinent à développer leurs propres productions. La Confédération des producteurs audiovisuels estime d'ailleurs que les producteurs ont souvent beaucoup de mal à accéder à ces archives, trop chères et commercialisées de façon complexe...
Mots clés : INA, Sociétés des droits d auteur, SACEM, SACD, SCAM, Archives audiovisuelles
Par
Luciana Ferreira
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