D'après le Ministère Public Américain, tous les fichiers appartenant à Megaupload et gérés, jusqu'à présent, par ses prestataires, pourraient être définitivement effacés des serveurs dès jeudi prochain. Tant pis pour la Défense... et tant pis pour tous ceux qui utilisaient légalement les services du site...
Lors de la fermeture du site et de l'arrestation des responsables de Megaupload, la Justice Américaine a bloqué tous les comptes de l'entreprise. De ce fait, les prestataires comme Carpathia Hosting et Cogent, qui fournissent les serveurs qui détiennent toutes les données de l'entreprise et de leur utilisateurs, ne peuvent plus être payés. Ils ont donc demandé à la Justice l'autorisation d'effacer tous ces fichiers de façon à pouvoir relouer les serveurs à d'autres clients.
Selon le journal « The Guardian », les Autorités Américaines auraient déjà copié une partie des données qui pourrait être utilisée dans l'accusation de 'Kim Dotcom' et de ses associés. Pourtant, une fois leur mandat exécuté, ils ne pourront plus accéder aux fichiers restants.
Le Ministère Public aurait donc autorisé que les données commencent à être effacées dès jeudi prochain. Et même si l'entreprise était basée à Hong Kong, les autorités américaines défendent qu'elles ont le droit d'agir puisque les serveurs se trouvent aux Etats-Unis. Néanmoins, en supprimant tous les fichiers des serveurs, des milliers d'utilisateurs seront alors définitivement privés de leurs données personnelles, voire professionnelles, stockées de façon tout à fait légal sur les serveurs de Megaupload. Une perte considérable pour tous ces consommateurs de bonne foi.
Interviewé par ZDNet, Ira Rothken, l'avocat américain de Megaupload se montre révolté avec la perspective d'une suppression irréversible des données: «C’est une chose que de déposer une plainte pour violation des droits d’auteurs, c’en est une autre que de fermer l’intégralité du service de stockage cloud de Megaupload qui compte une part substantielle d’usages non illicites d’un point de vue légal».
L'avocat allègue encore que l'effacement des données constitue une suppression de possibles preuves à être utilisées par la défense de son client. La Justice Américaine provoquerait donc une situation où elle empêcherait l'entreprise de se défendre.
Situation délicate, d'autant plus que les dirigeants de l'entreprise étant en prison et ses comptes bloqués, personne peut s'acquitter des montants en retard auprès des prestataires de façon à « sauver » les fichiers.
Les Autorités Américaines, avanceront-elles les frais?
La solution souhaitée par l'avocat, Monsieur Ira Rothken, serait donc que la Justice Américaine accepte de payer les frais d'hébergement des serveurs, jusqu'à que les comptes de l'entreprise soient débloqués. Cela permettrait à la Défense de se servir des données, ainsi qu'aux particuliers de récupérer les fichiers les concernant.
Ira Rothken s'est confié au « Guardian »: « À ce moment, nous sommes modérément optimistes, parce que les Etats-Unis et Megaupload devraient avoir un désir commun de protéger les consommateurs, un accord comme celui-là devrait pouvoir être effectué ».
Cependant, une société qui comptait sur environ 50 millions d'utilisateurs a besoin d'une capacité d'hébergement monstrueuse et des milliers de serveurs. Cela représente une charge très conséquente. Ce n'est donc pas si sûr que les Autorités Américaines acceptent d'avancer ces frais...
Porter plainte contre le Gouvernement Américain...
Mais il apparait que quelques associations se réunissent pour porter plainte contre le Gouvernement Américain. D'après le magazine numerama, le Parti Pirate Catalan a bien l'intention d'explorer toutes les pistes juridiques pour permettre la récupération des archives privées. Le mouvement lance donc un appel, dans lequel il annonce une "plainte commune" et la création d'une plate-forme sur laquelle chacun peut fournir des éléments sur son utilisation de MegaUpload.
« En fermant le service, ils ont entravé l'accès à des millions de fichiers appartenant à des individus comme à des organisations causant ainsi des pertes personnelles, économiques et d’image potentiellement importantes pour un grand nombre de personnes » écrit le Parti pirate catalan, qui estime que le Code pénal espagnol a très probablement été enfreint...
Mots clés : Megaupload, Piratage, Données personnelles, FBI, Gouvernement Américain, Internet, Streaming, Kim Dotcom
D'après le Ministère Public Américain, tous les fichiers appartenant à Megaupload et gérés, jusqu'à présent, par ses prestataires, pourraient être définitivement effacés des serveurs dès jeudi prochain. Tant pis pour la Défense... et tant pis pour tous ceux qui utilisaient légalement les services du site...
Lors de la fermeture du site et de l'arrestation des responsables de Megaupload, la Justice Américaine a bloqué tous les comptes de l'entreprise. De ce fait, les prestataires comme Carpathia Hosting et Cogent, qui fournissent les serveurs qui détiennent toutes les données de l'entreprise et de leur utilisateurs, ne peuvent plus être payés. Ils ont donc demandé à la Justice l'autorisation d'effacer tous ces fichiers de façon à pouvoir relouer les serveurs à d'autres clients.
Selon le journal « The Guardian », les Autorités Américaines auraient déjà copié une partie des données qui pourrait être utilisée dans l'accusation de 'Kim Dotcom' et de ses associés. Pourtant, une fois leur mandat exécuté, ils ne pourront plus accéder aux fichiers restants.
Le Ministère Public aurait donc autorisé que les données commencent à être effacées dès jeudi prochain. Et même si l'entreprise était basée à Hong Kong, les autorités américaines défendent qu'elles ont le droit d'agir puisque les serveurs se trouvent aux Etats-Unis. Néanmoins, en supprimant tous les fichiers des serveurs, des milliers d'utilisateurs seront alors définitivement privés de leurs données personnelles, voire professionnelles, stockées de façon tout à fait légal sur les serveurs de Megaupload. Une perte considérable pour tous ces consommateurs de bonne foi.
Interviewé par ZDNet, Ira Rothken, l'avocat américain de Megaupload se montre révolté avec la perspective d'une suppression irréversible des données: «C’est une chose que de déposer une plainte pour violation des droits d’auteurs, c’en est une autre que de fermer l’intégralité du service de stockage cloud de Megaupload qui compte une part substantielle d’usages non illicites d’un point de vue légal».
L'avocat allègue encore que l'effacement des données constitue une suppression de possibles preuves à être utilisées par la défense de son client. La Justice Américaine provoquerait donc une situation où elle empêcherait l'entreprise de se défendre.
Situation délicate, d'autant plus que les dirigeants de l'entreprise étant en prison et ses comptes bloqués, personne peut s'acquitter des montants en retard auprès des prestataires de façon à « sauver » les fichiers.
Les Autorités Américaines, avanceront-elles les frais?
La solution souhaitée par l'avocat, Monsieur Ira Rothken, serait donc que la Justice Américaine accepte de payer les frais d'hébergement des serveurs, jusqu'à que les comptes de l'entreprise soient débloqués. Cela permettrait à la Défense de se servir des données, ainsi qu'aux particuliers de récupérer les fichiers les concernant.
Ira Rothken s'est confié au « Guardian »: « À ce moment, nous sommes modérément optimistes, parce que les Etats-Unis et Megaupload devraient avoir un désir commun de protéger les consommateurs, un accord comme celui-là devrait pouvoir être effectué ».
Cependant, une société qui comptait sur environ 50 millions d'utilisateurs a besoin d'une capacité d'hébergement monstrueuse et des milliers de serveurs. Cela représente une charge très conséquente. Ce n'est donc pas si sûr que les Autorités Américaines acceptent d'avancer ces frais...
Porter plainte contre le Gouvernement Américain...
Mais il apparait que quelques associations se réunissent pour porter plainte contre le Gouvernement Américain. D'après le magazine numerama, le Parti Pirate Catalan a bien l'intention d'explorer toutes les pistes juridiques pour permettre la récupération des archives privées. Le mouvement lance donc un appel, dans lequel il annonce une "plainte commune" et la création d'une plate-forme sur laquelle chacun peut fournir des éléments sur son utilisation de MegaUpload.
« En fermant le service, ils ont entravé l'accès à des millions de fichiers appartenant à des individus comme à des organisations causant ainsi des pertes personnelles, économiques et d’image potentiellement importantes pour un grand nombre de personnes » écrit le Parti pirate catalan, qui estime que le Code pénal espagnol a très probablement été enfreint...
Mots clés : Megaupload, Piratage, Données personnelles, FBI, Gouvernement Américain, Internet, Streaming, Kim Dotcom
Par
Luciana Ferreira
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