Les problèmes entre Orange et Free ne cessent de grandir. Des conflits de réseau, de prix, de concurrence, entre autres, ont obligés les autorités à intervenir. Le petit 'hic' c'est que même les autorités compétentes n'arrivent pas à se mettre d'accord sur leurs compétences ...
L'Arcep (l'Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes) a annoncé une nouvelle vérification du réseau Free Mobile, ainsi qu'une confrontation des parties concernées. De son côté, le Ministre de l'Economie Numérique Eric Besson, a commandé un audit (sous 10 jours) à une autre entité: l'Agence nationale des fréquences. Or, en agissant ainsi, le Ministre ôte toute légitimité aux actions futures de l'Arcep qui est, pourtant, l'autorité légitimement compétente en matière de télécommunications, et indépendante du pouvoir exécutif.
À la base de ces différends, il y a l'accord d'itinérance signé entre Orange et Free Mobile.
Ayant des réseaux encore insuffisants, Free ne peut couvrir que 27% du territoire. L'opérateur a donc loué une partie des réseaux d'Orange, de façon à couvrir le reste de la population. Or, Orange accuse Free d'utiliser son réseau de façon abusive (à 90%), créant ainsi des problèmes techniques qui impacteraient directement ses propres abonnés.
Orange et SFR ont donc décidé de saisir l'Arcep, en demandant à l'autorité d'intervenir et d'empêcher les abus. En décembre, l'Arcep avait déjà effectué une vérification du réseau Free, qui était à l'époque utilisé à la hauteur des 27% prévus et pas moins, comme soupçonnaient les opérateurs historiques.
Toutefois, d'après Stéphane Richard, patron d'Orange, « il y a peut-être eu en effet un jeu du chat et de la souris car on peut activer des antennes lors des tests de l'Arcep et de les éteindre après. Ou réduire leur puissance. Beaucoup questions se posent. La seule chose que nous pouvons affirmer, c'est que l'itinérance fonctionne. Que l'Arcep fasse son boulot ! Et rapidement... »
L'autorité a donc décidé d'intervenir une nouvelle fois et de vérifier une seconde fois le réseau Free: « Dans un souci de transparence et de sérénité, l'ARCEP a estimé utile de demander à la société Free Mobile d'actualiser les informations relatives à l'état de son réseau, incluant notamment une liste des sites installés, des sites effectivement activés, et des motifs qui auraient pu la conduire, le cas échéant, à l'extinction de certaines stations de son réseau. (…) En tenant compte des éléments fournis, l'ARCEP engagera une vérification sur le terrain, selon la même méthode que celle utilisée pour les précédents contrôles ».
Par la suite, l'Arcep auditionnera les opérateurs et tiendra une conférence de presse sur la téléphonie mobile: « Le collège de l'ARCEP procèdera très prochainement à l'audition conjointe de France Télécom et de Free Mobile. Cette audition portera notamment sur la mise en œuvre de l'accord d'itinérance signé par les deux opérateurs. (…) Début mars, le collège tiendra une conférence de presse sur la téléphonie mobile afin notamment de dresser un premier bilan de l'arrivée de Free Mobile sur le marché et d'indiquer le résultat des nouvelles mesures de couverture des différents opérateurs mobiles ».
Toutefois, sous la pression des autres opérateurs, Eric Besson a décidé de « reprendre les choses en main », et de doubler l'Arcep, même si cela représente clairement une discréditation de l'Autorité des Communications. Selon 'La Tribune', le Ministre, a demandé un audit, sous 10 jours, du réseau Free Mobile, à l'Agence nationale des fréquences (ANFR)...
Malgré les revendications des opérateurs historiques pour que Free soit « sanctionné », l'Arcep n'hésite pas à leur rappeler qu'eux aussi ont bénéficié d'une certaine clémence de la part de l'autorité dans leur début avec le réseau 3G: « L'obligation de couverture dans les deux ans suivant la délivrance des autorisations, qui était prévue par les licences 3G attribuées en 2001 et 2002 respectivement à Orange France, SFR et Bouygues Telecom, n'a pas été respectée et que, si l'ARCEP a alors toléré cet état de fait, c'était en raison des difficultés techniques et économiques invoquées par les opérateurs. » À bon entendeur...
Mots clés : Free Mobile, Arcep, Eric Besson, Orange
Les problèmes entre Orange et Free ne cessent de grandir. Des conflits de réseau, de prix, de concurrence, entre autres, ont obligés les autorités à intervenir. Le petit 'hic' c'est que même les autorités compétentes n'arrivent pas à se mettre d'accord sur leurs compétences ...
L'Arcep (l'Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes) a annoncé une nouvelle vérification du réseau Free Mobile, ainsi qu'une confrontation des parties concernées. De son côté, le Ministre de l'Economie Numérique Eric Besson, a commandé un audit (sous 10 jours) à une autre entité: l'Agence nationale des fréquences. Or, en agissant ainsi, le Ministre ôte toute légitimité aux actions futures de l'Arcep qui est, pourtant, l'autorité légitimement compétente en matière de télécommunications, et indépendante du pouvoir exécutif.
À la base de ces différends, il y a l'accord d'itinérance signé entre Orange et Free Mobile.
Ayant des réseaux encore insuffisants, Free ne peut couvrir que 27% du territoire. L'opérateur a donc loué une partie des réseaux d'Orange, de façon à couvrir le reste de la population. Or, Orange accuse Free d'utiliser son réseau de façon abusive (à 90%), créant ainsi des problèmes techniques qui impacteraient directement ses propres abonnés.
Orange et SFR ont donc décidé de saisir l'Arcep, en demandant à l'autorité d'intervenir et d'empêcher les abus. En décembre, l'Arcep avait déjà effectué une vérification du réseau Free, qui était à l'époque utilisé à la hauteur des 27% prévus et pas moins, comme soupçonnaient les opérateurs historiques.
Toutefois, d'après Stéphane Richard, patron d'Orange, « il y a peut-être eu en effet un jeu du chat et de la souris car on peut activer des antennes lors des tests de l'Arcep et de les éteindre après. Ou réduire leur puissance. Beaucoup questions se posent. La seule chose que nous pouvons affirmer, c'est que l'itinérance fonctionne. Que l'Arcep fasse son boulot ! Et rapidement... »
L'autorité a donc décidé d'intervenir une nouvelle fois et de vérifier une seconde fois le réseau Free: « Dans un souci de transparence et de sérénité, l'ARCEP a estimé utile de demander à la société Free Mobile d'actualiser les informations relatives à l'état de son réseau, incluant notamment une liste des sites installés, des sites effectivement activés, et des motifs qui auraient pu la conduire, le cas échéant, à l'extinction de certaines stations de son réseau. (…) En tenant compte des éléments fournis, l'ARCEP engagera une vérification sur le terrain, selon la même méthode que celle utilisée pour les précédents contrôles ».
Par la suite, l'Arcep auditionnera les opérateurs et tiendra une conférence de presse sur la téléphonie mobile: « Le collège de l'ARCEP procèdera très prochainement à l'audition conjointe de France Télécom et de Free Mobile. Cette audition portera notamment sur la mise en œuvre de l'accord d'itinérance signé par les deux opérateurs. (…) Début mars, le collège tiendra une conférence de presse sur la téléphonie mobile afin notamment de dresser un premier bilan de l'arrivée de Free Mobile sur le marché et d'indiquer le résultat des nouvelles mesures de couverture des différents opérateurs mobiles ».
Toutefois, sous la pression des autres opérateurs, Eric Besson a décidé de « reprendre les choses en main », et de doubler l'Arcep, même si cela représente clairement une discréditation de l'Autorité des Communications. Selon 'La Tribune', le Ministre, a demandé un audit, sous 10 jours, du réseau Free Mobile, à l'Agence nationale des fréquences (ANFR)...
Malgré les revendications des opérateurs historiques pour que Free soit « sanctionné », l'Arcep n'hésite pas à leur rappeler qu'eux aussi ont bénéficié d'une certaine clémence de la part de l'autorité dans leur début avec le réseau 3G: « L'obligation de couverture dans les deux ans suivant la délivrance des autorisations, qui était prévue par les licences 3G attribuées en 2001 et 2002 respectivement à Orange France, SFR et Bouygues Telecom, n'a pas été respectée et que, si l'ARCEP a alors toléré cet état de fait, c'était en raison des difficultés techniques et économiques invoquées par les opérateurs. » À bon entendeur...
Mots clés : Free Mobile, Arcep, Eric Besson, Orange
Par
Luciana Ferreira
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ON EN PARLE AUSSI ICI :
Actu Économique - le 15-05-2012 à 15h53
> Free Mobile: un vrai casse tête pour ses concurrents !
L'Arcep vient de publier son observatoire des mobiles pour le 1er trimestre 2012 et le constat est sans appel: l'arrivée de Free Mobile a eu un énorme impact sur la dynamisation du marché des services mobiles en France. D'apr&egr...
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