> Aurélie Filippetti : Intermittents « Nous serons vigilants à préserver ce système »

    Publié le 29-05-2012 à 15h32

    Par Luciana Ferreira

    Aurélie Filippetti : Intermittents « Nous serons vigilants à préserver ce système »
    Rubrique : Intermittents
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    Interviewée la semaine dernière au micro de France Inter, Aurélie Filippetti a fait le point sur les dossiers « chauds » de son portefeuille. C'est lors de ce rendez-vous que la Ministre de la Culture et de la Communication s'est prononcée pour la première fois à propos du statut des Intermittents du Spectacle.

    Début 2012, la Cour des Comptes avait vivement critiqué ce statut et dénoncé ce qu'elle considérait comme étant la « persistance d’une dérive massive » dans le régime des intermittents.

    Les politiciens ne s'étant pas largement prononcé sur cette affaire tout au long de la campagne à l'élection présidentielle, le doute sur l'avenir des intermittents persistait.

    Toutefois, Aurélie Filippetti a finalement indiqué qu'il s'agit d'un dossier qu'il faudra réouvrir au plus vite. Une étude devra donc être lancée avant la date d'expiration des conventions Unedic, qui aura lieu fin 2013.

    D'après la Ministre, « nous serons vigilants à préserver ce système qui contribue à soutenir la création française ».

    « Il faudra être lucide, courageux, mais aussi savoir où on veut aller, vers le soutien à la création, au spectacle vivant », souligne-t-elle.

    En outre, Aurélie Filippetti s'est également prononcé pour l'arrêt immédiat de la fusion RFI-France 24, au sein de l'AEF (Audiovisuel Extérieur de la France) et pour l'abrogation de la loi sur la nomination des PDG de l'audiovisuel public.


    Mots clés : Aurélie Filippetti, Ministère de la Culture, Intermittents du spectacle, Audiovisuel

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    > attention, une réforme peut en cacher une autre

      De Flûte de paon le 30-05-2012 à 11h00
      Le gouvernement est prêt à déroger au droit commun en ne prenant pas en compte, lors de la modification de la loi pour qui a travaillé jeune, les périodes de chômage indemnisées pour l'ouverture des droits à pension de retraite, c'est-à-dire que ce gouvernement est prêt à aggraver ce qui existe (déjà, les périodes de chômage non indemnisées ou de RSA ne sont pas prises en compte, alors que la moitié des chômeurs ne sont pas indemnisés). Comme dit l'OCDE : « Les réformes structurelles qui commencent par générer des coûts avant de produire des avantages, peuvent se heurter à une opposition politique moindre si le poids du changement politique est supporté dans un premier temps par les chômeurs. En effet, ces derniers sont moins susceptibles que les employeurs ou les salariés en place de constituer une majorité politique capable de bloquer la réforme, dans la mesure où ils sont moins nombreux et souvent moins organisés ». C'est ce que le PS avait fait dès 1982 -avant le blocage des salaires et la rigueur de 1983 - en amputant les droits des chômeurs (sous prétexte de "sauver le régime" d'assurance-chômage). La rigueur qui vient sera socialiste (et quoi de mieux qu'un ex-HEC pour ce faire ?). Sans l'intervention collective des premiers concernés, l'idéologie du travail sera, comme de coutume, son principe directeur...

    > nous avons des droits

      De abc le 30-05-2012 à 10h46
      C'est bizarre de n'évoquer que le vivant, mais nous sommes juste avant les législatives, faut fâcher personne. Entretemps, la moitié des intermittents sont (comme les autres chômeurs) pas indemnisés, se font carotter des heures basculer au "régime général", prélever des indus. Donc un rappel pour tous les lecteurs : "Intermittents, nous avons des droits" sur le site wwwcip