La CNIL (Commission Nationale de l'Information et des Libertés), a été chargée par l'Union Européenne d'étudier les nouvelles règles de confidentialité proposées par Google à ses utilisateurs. La Commission souhaiterait avoir un délais supplémentaire de façon à effectuer une étude plus approfondie sur l'impact de ces règles. Google s'oppose à une dérogation de la date d'entrée en vigueur, prévue au 1er mars.
Avec sa nouvelle politique, Google souhaiterait fusionner les données des utilisateurs existants dans ses nombreux services. Après la date rédhibitoire, les utilisateurs qui n'auront pas accepté la nouvelle politique de confidentialité, ne pourront plus accéder aux services de l'entreprise, soit Gmail, Google+ ou le système de vidéos YouTube.
Dans un communiqué, la Commission a précisé que « la CNIL et les autorités européennes regrettent que Google n’ait pas accepté de retarder l’entrée en vigueur de ces nouvelles règles, qui soulèvent des inquiétudes légitimes sur la protection des données personnelles des citoyens européens ».
La CNIL a donc décidé d'envoyer une lettre à Google « pour lui faire part de ses inquiétudes » et pour leur demander un ajournement de la mise en place des nouvelles règles.
D'après la Commission, le fait de réduire et de simplifier les règles de confidentialité est une bonne initiative de la part de Google. « Toutefois, cette évolution ne doit pas se faire au prix d’une information moins transparente et moins complète. La fusion des règles de confidentialité des services de Google rend impossible la compréhension des données personnelles collectées, des finalités, des destinataires et des droits d’accès pertinents pour chaque service. Les nouvelles règles de Google ne respectent donc pas les exigences de la Directive européenne sur la protection des données (95/46/CE) en matière d’information des personnes concernées ».
Un autre problème énoncé par la CNIL c'est qu'avec « les nouvelles règles, Google pourra suivre et associer une grande partie des activités des internautes, grâce à des produits comme Android, Analytics ou ses services de publicité. Par exemple, les nouvelles règles autoriseraient Google à afficher sur Youtube des publicités liées à l’activité de l’utilisateur sur son téléphone Android (numéro de téléphone, numéros appelants, heure et durée des appels) et à sa localisation. L’impact sur la vie privée et la protection des données est d’autant plus important que Google représente plus de 80% du marché européen des moteurs de recherche, environ 30% du marché européen des smartphones, 40% du marché mondial de la vidéo en ligne et plus de 40% du marché mondial de la publicité en ligne ».
Par ailleurs, Google déclare être certain que ses nouvelles normes de confidentialité ne sont, en aucun cas, contraires aux droits et aux intérêts des utilisateurs. L'entreprise garantit ainsi que « nous sommes confiants que notre nouvelle politique de confidentialité, qui est simple, claire et transparente, respecte toutes les lois et principes européens de protection des données ».
En preuve de bonne foi, les représentants de Google se disent encore disponibles et « heureux » de venir à la prochaine réunion plénière de la CNIL au mois de mars. C'est une façon de pouvoir « répondre aux questions et discuter à propos de vos inquiétudes ».
Toutefois, rien ne semble affecter la détermination du géant américain de mettre en place ses nouvelles règles de confidentialité dès le 1er mars. Dans son courrier de réponse à la lettre envoyée le 27 février par la CNIL, Google se dit « prêt » et « disponible » à accepter toute suggestion des autorités. Mais, l'entreprise garantit également (avec l'assurance de qui est sûr de sa position et de son influence) que «nous respectons le choix des internautes de ne pas éventuellement accepter la nouvelle charte, mais dans ce cas ils n'auront plus accès aux services de Google »...
Et vous, avez-vous décidé d'accepter les nouvelles règles de confidentialité de Google ou de ne plus avoir accès à leurs services ?
Mots clés : CNIL, Google, Données personnelles
La CNIL (Commission Nationale de l'Information et des Libertés), a été chargée par l'Union Européenne d'étudier les nouvelles règles de confidentialité proposées par Google à ses utilisateurs. La Commission souhaiterait avoir un délais supplémentaire de façon à effectuer une étude plus approfondie sur l'impact de ces règles. Google s'oppose à une dérogation de la date d'entrée en vigueur, prévue au 1er mars.
Avec sa nouvelle politique, Google souhaiterait fusionner les données des utilisateurs existants dans ses nombreux services. Après la date rédhibitoire, les utilisateurs qui n'auront pas accepté la nouvelle politique de confidentialité, ne pourront plus accéder aux services de l'entreprise, soit Gmail, Google+ ou le système de vidéos YouTube.
Dans un communiqué, la Commission a précisé que « la CNIL et les autorités européennes regrettent que Google n’ait pas accepté de retarder l’entrée en vigueur de ces nouvelles règles, qui soulèvent des inquiétudes légitimes sur la protection des données personnelles des citoyens européens ».
La CNIL a donc décidé d'envoyer une lettre à Google « pour lui faire part de ses inquiétudes » et pour leur demander un ajournement de la mise en place des nouvelles règles.
D'après la Commission, le fait de réduire et de simplifier les règles de confidentialité est une bonne initiative de la part de Google. « Toutefois, cette évolution ne doit pas se faire au prix d’une information moins transparente et moins complète. La fusion des règles de confidentialité des services de Google rend impossible la compréhension des données personnelles collectées, des finalités, des destinataires et des droits d’accès pertinents pour chaque service. Les nouvelles règles de Google ne respectent donc pas les exigences de la Directive européenne sur la protection des données (95/46/CE) en matière d’information des personnes concernées ».
Un autre problème énoncé par la CNIL c'est qu'avec « les nouvelles règles, Google pourra suivre et associer une grande partie des activités des internautes, grâce à des produits comme Android, Analytics ou ses services de publicité. Par exemple, les nouvelles règles autoriseraient Google à afficher sur Youtube des publicités liées à l’activité de l’utilisateur sur son téléphone Android (numéro de téléphone, numéros appelants, heure et durée des appels) et à sa localisation. L’impact sur la vie privée et la protection des données est d’autant plus important que Google représente plus de 80% du marché européen des moteurs de recherche, environ 30% du marché européen des smartphones, 40% du marché mondial de la vidéo en ligne et plus de 40% du marché mondial de la publicité en ligne ».
Par ailleurs, Google déclare être certain que ses nouvelles normes de confidentialité ne sont, en aucun cas, contraires aux droits et aux intérêts des utilisateurs. L'entreprise garantit ainsi que « nous sommes confiants que notre nouvelle politique de confidentialité, qui est simple, claire et transparente, respecte toutes les lois et principes européens de protection des données ».
En preuve de bonne foi, les représentants de Google se disent encore disponibles et « heureux » de venir à la prochaine réunion plénière de la CNIL au mois de mars. C'est une façon de pouvoir « répondre aux questions et discuter à propos de vos inquiétudes ».
Toutefois, rien ne semble affecter la détermination du géant américain de mettre en place ses nouvelles règles de confidentialité dès le 1er mars. Dans son courrier de réponse à la lettre envoyée le 27 février par la CNIL, Google se dit « prêt » et « disponible » à accepter toute suggestion des autorités. Mais, l'entreprise garantit également (avec l'assurance de qui est sûr de sa position et de son influence) que «nous respectons le choix des internautes de ne pas éventuellement accepter la nouvelle charte, mais dans ce cas ils n'auront plus accès aux services de Google »...
Et vous, avez-vous décidé d'accepter les nouvelles règles de confidentialité de Google ou de ne plus avoir accès à leurs services ?
Mots clés : CNIL, Google, Données personnelles
Par
Luciana Ferreira
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